in

Le relooking du penis en milieu carcéral

La pose du bouglou dans le pénis est une pratique clandestine venue tout droit des prisons asiatiques. On en trouve des traces d’insertions de nodules péniens dans le Kamasutra ou au 18e au Japon. Dans les pays asiatiques, il s’agissait d’un moyen de combattre le rétrécissement du sexe (ou syndrome du « koro »).

Pour une dizaine d’euros, des détenus s’improvisent chirurgiens et procèdent à l’incision dans des conditions d’hygiène discutables, parfois avec un couvercle de boîte de sardines ou un rasoir. Ils fabriquent eux même le bouglou avec des dominos ou des brosses à dents qu’ils liment et désinfectent dans de la bière sans alcool chauffée ou de la bétadine obtenue auprès des médecins de la prison.

Suite à l’opération, le phallus du codétenu opéré est bandé et le prisonnier peut souffrir pendant les plusieurs semaines de cicatrisation voire plus quand une infection ou une nécrose se développe. Certains témoignages de détenus font aussi état de leur recours à l’usage de deux préservatifs lors de leur sortie de prison pour être sûrs que ceux-ci ne craquent pas pendant les rapports. Un relooking qui n’est pas sans conséquence donc.

Les motivations des détenus sont variées. Certains prisonniers se targuent de le faire pour les femmes et plus précisément pour les prostituées qui en seraient friandes. Phénomène de mimétisme pour certains, rite de passage pour d’autres, cela peut s’interpréter aussi comme un phénomène identitaire ou clanique par exemple chez les Yakuzas.

En France et en Europe de l’Est, cette pratique est toutefois rarissime.

Sources : Brain Magazine, France Guyane

– Illustration : Sincity le film