Comme beaucoup de Français, je lavais machinalement mon linge à 40°C, persuadé que c’était le bon compromis entre propreté et économie. Jusqu’au jour où un technicien en électroménager a jeté un œil à mes factures d’électricité et m’a fait une révélation qui allait révolutionner ma façon de faire mes lessives.
« Vous savez que la différence entre un lavage à 40° et un lavage à 20° est 66% d’énergie en moins ? », m’a-t-il demandé avec un sourire entendu. Cette simple phrase a marqué le début de ma conversion aux lavages basse température.
Le chauffage de l’eau : le véritable gouffre énergétique
Ce que j’ignorais, c’est que 70% de l’énergie utilisée pour faire fonctionner un lave-linge sert à chauffer l’eau. En d’autres termes, chaque degré supplémentaire représente un coût non négligeable sur notre facture. Pour un programme à 40°C, cette phase représente entre 66% et 75% de l’électricité nécessaire à tout le cycle.
Le technicien m’a montré un comparatif saisissant : le lavage à 30°C consomme en moyenne 0,4 kWh contre 0,7 kWh pour un lavage à 40°C. Multiplié par plusieurs lessives par semaine, le calcul devient vite significatif. Rien qu’en passant de 40 à 30°C pour le mode synthétiques, on économise de 33 à 45% d’électricité.
Mais la révélation la plus marquante concernait les programmes éco. Le programme économique dure plus longtemps que les autres programmes mais il utilise moins d’eau et moins d’électricité. Pour une machine de classe A, le programme économique consomme presque 4x moins que le programme normal.
Mes nouvelles habitudes de lavage qui changent tout
Après cette prise de conscience, j’ai complètement repensé ma façon de laver le linge. Premièrement, j’ai découvert que laver à 20°C, 30°C ou 40°C est largement suffisant pour obtenir du linge propre. De plus, la plupart des tissus doivent être lavés à 30 ou 40°C maximum sous peine d’être abîmés.
J’ai adopté le programme éco comme réglage par défaut. Ce programme intelligent joue sur un cycle plus long, avec une montée en température de l’eau progressive et plus basse que lors d’un cycle normal. En effet, le programme Eco lave le linge à une température qui ne dépasse pas 30 degrés, contre 40 degrés en général pour un programme standard.
Contrairement aux idées reçues sur les programmes rapides, j’ai compris que les programmes Express ou Rapide ne permettent pas de faire des économies d’énergie. Lorsque vous utilisez l’un de ces programmes, l’eau est chauffée à une température élevée très rapidement afin de permettre un lavage en 30 minutes chrono. Cette montée en température éclair est très énergivore.
Pour optimiser encore mes économies, j’ai pris l’habitude de lancer mes lessives pendant les heures creuses. Si on a un compteur bihoraire, on profite des heures creuses (en général entre 22 h et 7h ainsi que le week-end). Ça ne réduit pas la consommation du lave-linge mais l’électricité et les frais de réseau coûteront moins cher.
L’impact concret sur ma facture électrique
Après six mois d’application de ces nouvelles habitudes, les résultats sont sans appel. Une machine à laver de 7 kg est utilisée 198 fois par an et consomme en moyenne 101 kWh par an. L’ADEME estime qu’un cycle de lavage consomme en moyenne 0,5 kWh.
En passant majoritairement aux programmes éco et aux températures basses, j’ai constaté une diminution notable de ma consommation électrique mensuelle. Pour un modèle de classe A, cela équivaut à un coût d’environ 20€ par an pour l’utilisation du lave-linge, mais mes nouvelles habitudes m’ont permis de réduire cette somme de près de 40%.
L’autre bonne surprise vient de la qualité de lavage, qui n’a absolument pas diminué. Non seulement la plupart des machines à laver modernes ont des cycles de lavage à froid, mais en plus, la plupart des lessives contiennent des enzymes qui s’activent dès 15°C. Ces enzymes fonctionnent mieux à basses températures et ne survivront pas une eau au-delà de 40°C.
Le conseil du technicien s’est révélé être un véritable game-changer. En repensant simplement mes habitudes de température et de programme, j’ai pu réduire significativement l’impact de mes lessives sur ma facture d’électricité, tout en préservant mes vêtements et en adoptant un geste plus respectueux de l’environnement. Une leçon qui prouve qu’il suffit parfois d’un regard extérieur pour identifier nos erreurs les plus coûteuses.