Premiers rayons de soleil, températures qui grimpent… et voilà une tempête de poils sur le canapé ! Quand le printemps débarque, la plupart des chats domestiques se mettent à muer, parfois de manière spectaculaire. Même ceux qui semblent tenir du sphynx laissent derrière eux un tapis duveteux. Phénomène naturel, certes, mais pas question de transformer son chez-soi en boutique de perruques ambulante. Faut-il brosser davantage ? Changer de routine de nettoyage ? Quelques astuces permettent de limiter la casse – et d’épargner son aspirateur.
À retenir
- Pourquoi la perte de poils s’intensifie au printemps chez votre chat ?
- Quels outils et techniques adopter pour un brossage efficace sans stress ?
- Comment éviter que les poils envahissent votre maison malgré la mue ?
Pourquoi mon chat perd-il ses poils au printemps ?
Le pelage du chat évolue en fonction des saisons. Les spécialistes expliquent que la lumière, plus que la température, agit comme un signal : lorsque les longues journées reviennent, le corps félin se prépare à troquer son manteau d’hiver, plus dense, contre une toison plus légère.
Les chats qui vivent principalement à l’intérieur muent aussi, même si leur environnement reste stable. Impossible d’y échapper, la nature est bien programmée ! Seuls ceux dépourvus de sous-poil, comme certaines races originaires d’Asie, semblent épargnés par ces séances de « dépoilage » printanières. Anecdote glanée chez une amie : son persan double littéralement de volume l’hiver, au point que des petites boules de poils ornent chaque recoin à la mi-mars.
Un chat qui perd ses poils au printemps, rien de plus logique, donc. Un bémol toutefois : une chute excessive, asymétrique, ou accompagnée de plaques peut signaler un souci médical ou un stress. Dans ce cas, un tour chez le vétérinaire s’impose avant d’embrayer sur les conseils qui suivent.
Brosser pour la beauté… et la santé
Un brossage régulier aide à contrôler la quantité de poils dans la maison, mais aussi à limiter la formation de boules de poils dans le tube digestif du chat. Le passage au printemps transforme la brosse en accessoire quasi indispensable. Brosser chaque jour ou tous les deux jours, selon l’épaisseur du pelage, réduit vraiment les dépôts sur les coussins et les vêtements.
L’expérience change radicalement d’un chat à l’autre. Certains adorent ce moment, d’autres le fuient à la moindre vue du peigne. Pour les réfractaires, une petite caresse à la main humide, ou un gant spécifique (trouvé en animalerie ou magasin en ligne), peut remplacer la brosse classique. Le gant retient une partie des poils sans imposer un rituel trop appuyé. Petit conseil d’ami : évitez la brosse à la sortie du bain ou sous l’eau, les chats l’associent vite à une punition et la prochaine session virera au rodéo.
S’intéresser au type de brosse fait la différence. Pour les poils longs – typiques des persans et similaires – une brosse à manche et des peignes à dents larges sont souvent plébiscités, tandis que pour le poil court, une carte en caoutchouc peut suffire. Observer comment le chat réagit et ajuster selon ses préférences reste le meilleur juge. Le but ? Faire du brossage une routine agréable, pas un combat.
L’art du ménage : aspirer, mais pas n’importe comment
Même avec le brossage, les poils envahissent tout : coussins, rideaux, livres, tapis… Aspirer devient une corvée inévitable à chaque changement de saison. La majorité des aspirateurs classiques peinent à venir à bout des poils incrustés dans les tissus. Certains préfèrent des modèles dotés d’accessoires spécifiques pour animaux, qui facilitent vraiment la tâche. Mais sans investir dans du matériel, quelques astuces permettent de s’en sortir :
- Passer un rouleau adhésif sur les textiles entre deux aspirateurs – simple et efficace sur les canapés ou vêtements.
- Utiliser un gant en caoutchouc légèrement humide pour récupérer les poils sur la moquette ou les fauteuils : l’électricité statique fait des merveilles.
- Pour les recoins difficiles (plinthes, coins de marches), une brosse souple montée sur l’aspirateur mobilise les dépôts invisibles.
Malgré tout, impossible de viser le zéro poil. On voit parfois sur les réseaux sociaux des propriétaires qui prétendent éliminer la totalité des traces félines chez eux. Après plusieurs saisons passées avec un siamois blanc, une seule conclusion : mieux vaut apprendre à vivre avec une légère touche fluffy sur le tapis, qu’y consacrer sa vie !
Limiter les dégâts : prévention et astuces malignes
Aménager son intérieur avec un chat n’est jamais anodin, surtout à la saison de la mue. Certains tissus, comme le velours ou les couettes sombres, accrochent bien davantage que le cuir ou les draps en microfibre. Choisir des housses faciles à laver ou prévoir un plaid dédié sur le coin préféré du chat facilite la vie lors de cette période. Personne n’a envie de laver entièrement sa housse de canapé chaque semaine…
Côté alimentation, privilégier une nourriture de qualité aide à maintenir une peau et un pelage en forme. D’après des sites spécialisés, les apports en acides gras, en plus d’une bonne hydratation, contribuent à un pelage plus sain et moins cassant. Rien ne remplace cependant un brossage régulier pour accompagner la mue dans les meilleures conditions.
Enfin, l’enrichissement de l’environnement joue un rôle insoupçonné. Un chat stimulé, qui se dépense, qui griffe et se frotte à des objets prévus pour lui, perdra parfois moins de poils sur les espaces de vie partagée. Installer quelques griffoirs ou coussins réservés permet de canaliser une partie des dépôts dans des zones faciles à nettoyer.
Le ballet printanier des poils de chat demande de la patience et une organisation maligne. On s’agace parfois devant une flopée de poils sur une chemise noire, mais avouons-le : ce sont souvent ces petits brins de fourrure qui font le charme d’une vie avec un chat. À chacun de trouver le bon équilibre entre tâches ménagères et câlins. Et si, ce printemps, votre chat décidait enfin d’adopter la brosse ? Rien n’est jamais totalement écrit sur le poil des félins domestiques…