Alzheimer : les scientifiques sont formels, cette habitude déjoue même la pire génétique

La maladie d’Alzheimer, qui touche des millions de personnes à travers le monde, est souvent perçue comme une fatalité, surtout pour ceux qui possèdent des prédispositions génétiques. Cependant, des recherches récentes suggèrent qu’une habitude alimentaire spécifique pourrait atténuer, voire contrecarrer, ce risque héréditaire.

À retenir

  • Une habitude alimentaire pourrait contrer la génétique d’Alzheimer.
  • Le régime méditerranéen agit sur des métabolites liés à la démence.
  • Des aliments inattendus, tels que le fromage, offrent aussi une protection.

Le régime méditerranéen : un bouclier contre Alzheimer

Des études ont mis en évidence que le régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, poissons et huile d’olive, pourrait réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer, y compris chez les individus génétiquement prédisposés. Une recherche américaine a révélé que ce type d’alimentation diminue la présence de métabolites associés à un risque accru de démence chez les porteurs du gène APOE4, connu pour augmenter la susceptibilité à la maladie. Les chercheurs ont identifié 49 métabolites liés au risque de démence, dont la présence varie selon les génotypes. L’adoption du régime méditerranéen semble moduler ces métabolites, offrant ainsi une protection même aux personnes à haut risque génétique. lifbl.com

Les bienfaits du fromage sur la santé cognitive

Au-delà du régime méditerranéen, la consommation régulière de certains aliments spécifiques pourrait également jouer un rôle protecteur. Une étude japonaise, publiée en octobre 2025, a suivi 7 914 personnes âgées de 65 ans ou plus sur une période de plusieurs années. Les résultats ont montré que les participants consommant du fromage au moins une fois par semaine présentaient un risque réduit de développer une démence par rapport à ceux qui en consommaient moins fréquemment. Les chercheurs suggèrent que les micro-organismes présents dans le fromage pourraient être à l’origine de cet effet bénéfique. science-et-vie.com

Les fibres alimentaires et les probiotiques : des alliés inattendus

D’autres recherches ont exploré l’impact des fibres alimentaires et des probiotiques sur la santé cérébrale. Ces éléments, présents dans de nombreux aliments, possèdent un haut taux de propionate, un composé qui contribue à réguler l’appétit, l’inflammation cérébrale et l’accumulation de plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Des études sur des modèles animaux ont montré que l’augmentation de la consommation de fibres et de probiotiques pouvait ralentir la progression de la maladie. lepoint.fr

Une approche personnalisée pour une prévention efficace

Il est essentiel de noter que si ces habitudes alimentaires montrent des effets prometteurs, elles ne constituent pas une garantie absolue contre la maladie. La prévention d’Alzheimer repose sur une approche globale, incluant une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une stimulation cognitive continue. Les avancées scientifiques récentes offrent néanmoins des perspectives encourageantes, suggérant que nos choix quotidiens peuvent influencer positivement notre santé cérébrale, même face à une prédisposition génétique défavorable.

En somme, adopter des habitudes alimentaires saines, telles que le régime méditerranéen ou la consommation modérée de fromage, pourrait jouer un rôle clé dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes soulignent l’importance de la nutrition dans la préservation de nos fonctions cognitives et ouvrent la voie à des stratégies préventives personnalisées.

Leave a Comment